Coups de coeur

Parmi les quelques deux-cent-cinquante artistes inscrits, le choix d’en sélectionner quelques uns n’était pas évident.
Pour les trente ans cette année, des professionnels du milieu artistique ont accepté d’incarner le rôle de jury : chacun s’est vu assigner une zone de Saint-Gilles dont il a arpenté les ateliers, carte et téléphone en main, afin de signaler aux autres les espaces à ne pas manquer.
Partageant ainsi leurs impressions en direct, les membres du jury se sont ensuite réunis pour partager leur expérience et opérer une sélection. Tous ont été d’accord sur un point : le niveau général de cette quinzième édition a été très bon et en conséquence, leur choix, plus ardu.

Tous les ateliers ont été visités et parmi eux, un nombre important ont été mentionnés. Il a fallu débattre, peser le pour et le contre, arbitrer et ne pas privilégier une discipline à une autre…
Et le verdict est tombé :

Les dessins d’Angel de la Rubia sur son Espagne d’origine ; les peintures sensibles de Serge Hologne ; les travaux minutieux de Camille Vandervecken, alliant entre autres, pliages de papier et sérigraphie ; les sculptures en métal soudé de Bruno Delmotte ; l’incontournable installation d’Olivier Waterkeyn ; les peintures et céramiques de Rui Barros et enfin, les compositions de Catherine B., mêlant photographie et écriture, ont été retenus comme Coups de Cœur de ce quinzième Parcours d’Artistes.

Une exposition collective leur sera dédiée au printemps 2019.

Nous tenons à remercier à nouveau l’ensemble des artistes pour leur participation à l’événement et pour leur contribution au bon rayonnement de la vie culturelle saint-gilloise.

Bravo à toutes et à tous !

Angel de la Rubia :

Mon approche à la photographie commence en la considérant comme une aide de mémoire : par sa nature de trace, la photographie affirme que quelque chose a été – un fait indéniable. Cependant, je sais combien une trace a aussi besoin de décodage : la capacité de lire une trace et de la relier à notre propre expérience individuelle dépend de notre identité, des narrations de l’histoire et des discours de pouvoir. Cette tension entre l’incarnation du temps et les structures qui déterminent sa compréhension est le point de départ de ma recherche artistique et occupe mes sujets principaux ; le thème récurrent dans mon travail est le passé récent de l’Espagne contemporaine, le contexte duquel je viens – un qui est toujours peuplé d’ombres.

Serge Hologne :

Les toiles de Serge Hologne traitent de l’éphémère des choses ... au travers de personnes ou d’objets qui s’effacent et dont on devine encore la trace. Les couches d’acrylique s’accumulent, disparaissent par endroits, reviennent ... ou pas. Le processus se poursuit jusqu’à ce que l’accident graphique "heureux" arrive et qu’un équilibre dans l’image soit satisfaisant.

Camille Vanderveken :

Différentes créations dans différentes techniques par différentes personnes (souriantes).

Bruno Delmotte :

Sculpteur, peintre et graveur. Mes sculptures en métal sont faites de profilés métalliques, de plaques et grilles, soudées à l’arc puis peintes de différentes couleurs. Les peintures et gravures constituent une approche complémentaire de mon univers.

Olivier Waterkeyn :

Installations éphémères dans des lieux délaissés, des formes colorées dialoguent avec l’environnement et mettent celui-ci en valeur.

Catherine B. :

En guise de matières premières, je glane des cartes postales anciennes, des vieilles photos, des partitions jaunies, des images de magazines auxquelles je donne la chance d’une seconde vie par l’apport de collages, de couleurs, de mots et de broderies. Ainsi se racontent des histoires et s’expriment des humeurs, des réflexions, des sentiments...

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